26.10.2009
Le « oui » des Verts à des aménagements sur la RN 88
Les réactions suite à l’article de La Dépêche du Midi intitulé « Le « non » des Verts à la RN 88 » appellent quelques précisions de notre part.
Nous l’avons dit et écrit de nombreuses fois, nous sommes bien sûr favorables à des aménagements sur la RN 88 pour la sécurité des usagers, ainsi que pour la sécurité et la tranquillité des riverains, pas pour augmenter le flux de véhicules en transit, notamment de camions.
Comme nous l’avons spécifié oralement au journaliste de La Dépêche du Midi, ces aménagements comprennent bien sûr la déviation de Baraqueville, le contournement du Grand Rodez, la suppression de tous les passages à niveau, d’embranchements dangereux et autres points noirs...
Le doublement de la RN 88, qui serait de fait une petite autoroute gratuite, représenterait une aubaine pour le transport longue distance des marchandises par la route avec tous les problèmes que cela constituerait en termes d’insécurité routière et de pollutions diverses pour notre territoire. N’oublions pas non plus, à un mois de demi du sommet de Copenhague sur le climat, que la part des rejets de CO2 dus au transport en Midi-Pyrénées est déjà de 9 % supérieure aux autres régions françaises.
Nous rajoutons que les départements et les régions devant faire face à d’énormes responsabilités dans leurs compétences avec en plus une incertitude sur les recettes financières à long terme, tous ces travaux sur la RN 88 doivent être réalisés par l’Etat, seul responsable des routes nationales. Les 140 millions d’euros prévus pour le doublement doivent servir à cela.
Mais nos propositions pour la RN 88 appellent également à une réflexion globale sur nos déplacements à l’intérieur et à l’extérieur de notre territoire et également sur le transport des marchandises. Les solutions résident sur une offre ferroviaire pour les passagers plus étoffée avec des TER plus fréquents, plus rapides et à des horaires mieux adaptés ainsi qu’au transport par rail des marchandises sur les moyennes et longues distances.
Mais aussi par une offre départementale de bus-navettes à bas prix à partir des principales villes aveyronnaises comme le fait avec succès le Tarn et des transports à la demande plus souples et plus nombreux dans les zones rurales.
C’est là que département et région doivent mettre tous leurs efforts financiers.
Nous répétons que ce doublement aurait des conséquences économiques négligeables pour notre département, si ce n’est d’attirer des entreprises locales déjà présentes dans une bande de 60 à 70 km de part et d’autre de la RN 88, et d’accentuer encore plus l’écart économique entre le centre, notamment le Ruthénois et certaines petites villes et zones rurales de l’Aveyron.
Les Verts de l’Aveyron
14:31 Publié dans Aveyron, Développement durable, Economie, Environnement, Verts | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : rn 88, conseil général, aveyron, rail, fret, camions
22.10.2009
Lettre ouverte des Verts de l’Aveyron aux conseillers généraux de gauche aveyronnais

Vous allez devoir voter prochainement sur le financement de la RN 88 par le département de l’Aveyron.
Nous pensons que ce projet est extrêmement préjudiciable pour les aveyronnais et ce pour plusieurs raisons.
Sur un plan environnemental tout d’abord, cette nouvelle balafre infligée à notre territoire va avoir des conséquences importantes sur la faune, la flore, les paysages, la qualité de l'air, les sols, l'eau, le bruit..., éléments déjà fortement mis à mal dans notre département.
De plus, comment peut-on proposer, à un mois et demi du sommet de Copenhague sur le climat, un projet qui va accroître la circulation sur cet axe et ainsi augmenter considérablement les rejets de gaz à effet de serre sur notre territoire et plus largement en France ?
Par ailleurs, et c’est un élément essentiel, ces travaux sur la RN 88 vont entrer en concurrence directe avec le « Plan Rail » mis en place par la Région Midi-Pyrénées que ce soit pour le transport des voyageurs comme pour celui des marchandises. On sait que lorsque l’on donne actuellement un euro pour la route et un euro au rail, l’avantage reste bien sûr à la route du fait de son avance en matière d’investissements depuis des années alors que dans le même temps on a totalement abandonné le rail.
Concernant le fret, si l’engagement national présenté par M. Borloo fin septembre vise à développer les « autoroutes ferroviaires », il oublie complètement les « nationales et départementales ferroviaires », notamment en Midi-Pyrénées et en Aveyron. Ainsi, les milliers de tonnes de marchandises des wagons isolés qui partent encore de nos gares SNCF aveyronnaises devront transiter soit par la route avec des conséquences désastreuses pour l’environnement et la sécurité, soit par rail avec des opérateurs ferroviaires de proximité privés. En votant des crédits pour la RN 88, vous vous feriez complices de ce plan.
En fait, ces travaux ne visent qu’à servir un des principaux dogmes de la droite libérale qui veut que les flux financiers et de marchandises prévalent sur toute considération sociale ou environnementale. Que le président UMP du conseil général de l’Aveyron et ses amis soutiennent ce projet, cela peut donc se comprendre. Mais que vous joignez vos voix à celle de la droite libérale, cela nous choquerait.
Il faut en finir avec le mythe du désenclavement routier ! Il y a des grands axes routiers sans développement et du développement sans grands axes routiers ! De nombreuses études le démontrent maintenant. Les grands axes routiers se développement souvent au détriment des territoires voisins proches. Des entreprises et des activités de Villeneuve, de Villefranche-de-Rouergue, du Bassin de Decazeville, de Capdenac, de Rignac… qui déménagent au bord de la RN 88, voilà ce qu’il risque surtout d’arriver avec ce projet. Le souhaitez-vous ?
Avec la grave crise qui nous touche et avec l’incertitude qui plane sur les recettes départementales avec la suppression de la taxe professionnelle, le conseil général a sûrement mieux à faire pour aider les Aveyronnais dans les compétences qui sont les siennes : santé et solidarité, transports interurbains, habitat, environnement…, que de financer des routes nationales qui sont de la seule compétence de l’Etat.
Nous tenons à vous rappeler que l’ADF (Association des Départements de France), par la voix de son président socialiste Claudy Lebreton, a demandé au gouvernement le 9 juin dernier, d’assurer totalement ses responsabilités juridiques et financières sans faire appel aux départements dans les domaines qui restent de sa compétence, notamment les routes nationales. De même, le président socialiste de la Région Auvergne René Souchon refuse fort justement de financer des travaux sur la RN 88.
Nous sommes bien sûr favorables à des aménagements sur la RN 88 pour la sécurité des usagers mais aussi pour la tranquillité et la sécurité des riverains. Nous sommes par contre fermement opposés à des travaux qui augmenteraient le flux de véhicules, notamment de camions, et qui défavoriseraient ainsi le rail.
L’Etat qui a prévu de mettre 140 M d’euros pour ce doublement doit plutôt utiliser ces moyens financiers pour améliorer et sécuriser cet axe, tout comme il doit fortement aider RFF (Réseau Ferré de France) à la rénovation des voies ferrées Rodez-Séverac, Rodez-Brive et Beziers-Neussargues.
En espérant que vous rejoindrez cette position et que vous voterez contre des financements départementaux à la RN 88, recevez nos amicales salutations.
08:51 Publié dans Aveyron, Développement durable, Economie, Environnement, Rodez - Nord-Aveyron | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : rn 88, conseil général, aveyron, rail, fret, camions
27.02.2009
Le Conseil Général fait comme si la crise n’existait pas en Aveyron
La crise que nous prenons tous de plein fouet n’est pas que financière et économique ; elle est aussi sociale et écologique. C’est la crise globale de tout un modèle économique qui a généré depuis des années les inégalités les plus criantes et la pollution généralisée de notre planète.
Le « système Puech » ne visait qu’à reproduire et amplifier ce modèle en Aveyron.
La légère augmentation des sommes allouées au social dans le dernier budget du Conseil Général, n’est pas à même de répondre aux énormes besoins des Aveyronnais les plus touchés par la crise : personnes privées d’emploi, retraités, salariés précaires, personnes handicapées… souvent pris dans la spirale de l’endettement et des factures impayées faute de moyens.
Plutôt que de soulager par exemple le porte-monnaie des Aveyronnais dans leurs déplacements en créant, comme le font maintenant de nombreux départements, des navettes interurbaines à bas prix, l’Aveyron choisi encore de financer le béton et le bitume pour augmenter le flux de véhicules. Plus dramatique, droite et gauche au Conseil Général sont pratiquement d’accord pour aménager un doublement de la RN 88 (mais non prévu dans ce budget). Un couloir à camions et à voiture de plus qui va ainsi délocaliser des entreprises Aveyronnaises vers cet axe comme l'a fait l' A 75. Tant pis pour le reste de l’Aveyron et pour l’environnement !
Par ailleurs, avec ce budget, la reconversion écologique de l’économie aveyronnaise attendra, alors qu’il y a des énormes opportunités à aider la rénovation de l’habitat ancien surconsommateur d’énergies, dans le développement des énergies renouvelables, dans la construction d’écoquartiers...
Un soutien fort à l’agriculture biologique, aux cantines bio, au tourisme doux, à la culture, à l’assainissement collectif et individuel, des aides conséquentes aux collectivités soumises à éco-conditionnalité pour leurs projets structurants … tout cela n’existe pas dans ce budget ou n’est de toute façon pas à la hauteur des besoins.
Malheureusement, avec la « méthode Luche » peu différente du « système Puech », l’Aveyron est toujours au XXème siècle, celui de l’inconscience environnementale et du creusement des inégalités entre individus.
Le slogan des candidats Verts lors des dernières élections cantonales était : « Changeons les priorités en Aveyron ! ». Il est plus que jamais d’actualité.
Marie-Claude Carlin
Porte-parole des Verts Aveyron
06:43 Publié dans Aveyron, Développement durable, Economie, Environnement, Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conseil général, aveyron, luche, rn 88
22.05.2008
Vivre mieux et plus solidaire tout en sauvant la planète !
Marcher pour défendre les services publics, la retraite solidaire ou le droit à l'éducation pour tous, c'est 3 fois bien :
- Bien pour la solidarité
- Bien pour la santé (marchons plus souvent)
- Bien pour la planète (prenons moins souvent la voiture)
A l'heure où le gouvernement n’a pour seul programme que donner plus aux riches en enlevant aux pauvres, les Verts Aveyron entendent soutenir les salariés qui luttent pour préserver le régime de retraite par répartition.
Le partage du travail reste encore quoiqu’en disent le gouvernement et sa majorité un des moyens pour maintenir la solidarité entre générations.
Il est urgent de maintenir la solidarité :
-en garantissant un niveau des retraites décent,
- en n’augmentant pas la durée de cotisation,
- en garantissant le droit à la retraite à 60 ans,
- en reconnaissant la pénibilité de certains emplois
- en réduisant les inégalités entre hommes et femmes
Les Verts Aveyron appellent à manifester avec l’ensemble des salariés ce
Jeudi 22 Mai 2008 Rodez à 15h30 Place d’Armes
Téléchargez le tract des Verts :
Verts - Tract mai08 - Retraites.pdf
Photo : Photothèque du mouvement social - Patrice leclerc
08:05 Publié dans Aveyron, Développement durable, Economie, Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.11.2007
Les médias en question, réunion à Rodez
Les rachats et les regroupements dans la presse en général et dans la presse quotidienne régionale en particulier sont un véritable danger pour la pluralité de l’information et l’expression de la démocratie.
L’Aveyron n’y échappe pas. Le rachat des « Journaux du Midi » (« Midi-Libre », « Centre-Presse », « Le Journal de Millau » en Aveyron) par le groupe « Sud-Ouest » associé à « La Dépêche du Midi » représente un grand danger pour la pluralité de l’information dans notre département.
L’Acrimed, la Ligue des Droits de l’Homme, et Attac organisent sur ce sujet inquiétant une réunion-débat à Rodez le lundi 26 novembre, salle Montaigne (parking Foch), à 20 h 30.
Cette réunion sera animée par des responsables syndicaux (SNJ) des trois titres concernés, parmi lesquels Didier Labertrandie (Centre-Presse), José Navaro (Midi Libre), Olivier Cimpello (La dépêche) et Daniel Gentot. Ils incitent les citoyens et les élus à réagir, notamment en saisissant la direction générale de la concurrence, entre laquelle se trouve le dossier de rachat.
12:00 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.09.2007
On ira tous en Aveyron… mais pas pour pratiquer le vélo en toute sécurité
Jean-Louis Calmettes, adjoint Vert au maire de Decazeville, assistait la semaine passée aux 11èmes Rencontres des Départements Cyclables à Aurillac.
Il a pu constater l’énorme retard de l’Aveyron dans la réalisation de véloroutes et voies vertes pour le tourisme, la cyclo-randonnée ou tout simplement la promenade familiale.
Ces équipements ne nécessitant pas de gros investissement (par rapport à d’autres) procurent des retombées économiques rapides et donnent aux départements engagés dans cette politique une image positive.
De 600 kilomètres il y a dix ans, ce sont maintenant plus de 6 000 kilomètres de ces voies qui parcourent la France.
Et pas un kilomètre en Aveyron.
Jean-Louis Calmettes a rencontré Julien Savary, vice-président de l’AF3V (Association Française pour le Développement des Véloroutes et Voies Vertes), afin de faire avec lui le point sur ces équipements en Midi-Pyrénées et sur un projet de véloroute qui lui tient particulièrement à cœur : la véloroute de la Vallée du Lot, qui n’existe pour le moment que sur un tronçon de 80 kilomètres dans le Lot-et-Garonne.
23.04.2007
Journée de réflexion économie/environnement à Onet-le-Château
Les Verts du Pays ruthénois organisent une journée de réflexion autour des questions économiques et des leurs relations avec l’environnement, le SAMEDI 28 AVRIL 2007 À LA MAISON POUR TOUS D’ONET LE CHATEAU (à coté du Foyer de Jeunes Travailleurs).
La matinée est destinée aux adhérents et sympathisants qui veulent réfléchir en atelier.
Nous avons invité un journaliste de la revue « Alternatives Economiques », Pascal Canfin, par ailleurs responsable de la commission économique des Verts et auteur de « L’économie Verte expliquée à ceux qui n’y croient pas », pour animer la matinée et la soirée.
9H PRÉCISES >DÉBUT DES ATELIERS (de 9 h à 12 h).
Atelier 1 : L’avenir des Services Publics et des services d’intérêt général,
« municipalisation » des services locaux.
Atelier 2 : Conversion écologique de l’économie : la bio et l’agriculture durable, relocalisation, commerce équitable, avenir des industries polluantes,…
Atelier 3 : Quelles solidarités des territoires ? Relation Villes-campagnes. Transports
L’après-midi, à 14 heures 30, Pascal Canfin animera une réunion publique-débat sur le thème de l’économie verte, toujours à la Maison Pour Tous d’Onet-le-Château..
10:29 Publié dans Economie, Environnement, Rodez - Nord-Aveyron | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.03.2007
Publication des décrets OGM : insulte aux principes de précaution
Le Journal officiel a publié hier matin les décrets destinés à transposer la directive européenne 2001-18 sur la dissémination et la mise sur le marché d'organismes génétiquement modifiés. Si cette décision n'est pas une surprise, elle n'en constitue pas moins une insulte aux principes de précaution, de transparence et de dialogue social. Cette transposition par décrets, partielle et partiale, prive les citoyens du débat démocratique qu'ils réclament, avec les écologistes et les associations de protection de l'environnement, depuis plusieurs années.
Comme on n'a cessé de le craindre, ces décrets organisent le contrôle des OGM par les semenciers : pyromanes déguisés en pompiers, les semenciers pourront décider d'eux-mêmes de ce qui sera public et de ce qui sera confidentiel. Dans quelle activité, dans quel pays, voit-on les pollueurs être leurs propres gendarmes ?
Les textes ne prévoient pas davantage de mesure de précaution des cultures conventionnelles et biologiques des risques de contamination. Rien non plus sur l'accès des citoyens aux études d'impact environnemental et sanitaire ; rien sur le registre public des cultures OGM, tant de fois promis ; rien sur la responsabilité du pollueur en cas de contamination, ni sur les conditions d'indemnisation des victimes...
Ces textes vides ne portent la marque que de l'irresponsabilité et le cynisme d'un gouvernement qu'il est décidément temps de congédier. Dans tous les cas, de telles positions disqualifient les grandes déclarations d'intentions écologiques du candidat Nicolas Sarkozy, ministre d'un gouvernement au bilan dramatique en la matière.
07:28 Publié dans Agriculture, Economie, Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.02.2007
Jean Puech trouve que les Rmistes aveyronnais touchent trop d’argent
Jean Puech, sénateur UMP et président du conseil général de l’Aveyron et son collègue UDF du Rhône Michel Mercier appellent à la création d’allocations différentielles du RMI selon les situations locales. « Ce n’est pas la même chose de vivre avec 410 euros à Rodez que dans le centre de Paris » rajoutent-ils.
Pour eux, 410 euros par mois c’est déjà trop pour des chômeurs vivant en Aveyron.
Non contente de truquer les chiffres du chômage comme le démontre le collectif « les Autres Chiffres du Chômage », par des radiations massives et en faisant basculer certains chômeurs de la catégorie 1 (seule comptée dans les chiffres officiels) vers les catégories 2 à 8, la droite veut maintenant baisser le montant des allocations des Rmistes dans les zones rurales.
Il est vrai que M. Puech ne doit pas souvent faire ses courses au commerce du coin comme il ne doit pas connaître le coût d’un loyer dans le centre de Rodez et régler tout cela avec 410 euros mensuel.
Il faut au contraire revoir à la hausse tous les minimas sociaux.
Je souhaite que l’Assemblée des Départements de France présidée par le socialiste Claudy Lebreton va s’élever contre cette mesure proposée par M. Puech.
Enfin, un rapport de l’Observatoire de la décentralisation présidé par Jean Puech, note que les dotations de l’Etat pour le financement du RMI n’ont couvert que 91 % des dépenses effectives. Ce n’est un secret pour personne que la décentralisation des charges vers les collectivités locales n’a pas été suivie des moyens financiers appropriés. C’était d’ailleurs le but de la manœuvre afin de baisser les impôts nationaux des plus riches, quitte à faire augmenter les impôts et taxes des collectivités locales. Qui sont les perdants ? Toujours les mêmes, les petits et moyens contribuables ainsi que les plus pauvres.
10:15 Publié dans Aveyron, Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.12.2006
Le Conseil Général de l’Aveyron veut traquer les fraudeurs au RMI
L’Aveyron serait-il devenu le repaire de dangereux réseaux de détournement d’argent public ? Le Conseil Général de l’Aveyron semble le croire. Pourtant, en 2005, seulement trois signalements de fraude au RMI ont été transmis au procureur de la République et en 2006 nous en sommes à 10 signalements pour un montant de 60 851,33 euros. Mais, face sûrement à cette « forte recrudescence », le Conseil Général va prendre en charge le salaire et les frais de déplacement d’un agent de la CAF, soit 60 000 euros, pour effectuer des contrôles auprès des « bénéficiaires » du RMI. Rappelons qu’en Aveyron, ils ne sont que 3 109.
La meilleure façon de combattre la fraude au RMI c’est d’offrir un emploi et un revenu décent à tout le monde. Il y a en France près de 5 millions d’actifs sans emplois. Et ce que le gouvernement Villepin-Sarkozy, ami des élus de la majorité du Conseil Général de l’Aveyron, a à leur offrir, ce ne sont dans le meilleur des cas, que des contrats précaires qui ne permettent pas de vivre. Alors que la pauvreté n’a jamais été aussi présente en France et en Aveyron, la fréquentation aux Restaurants du Cœur du département l’atteste malheureusement, la droite départementale préfère s’en prendre aux plus faibles et aux moins nantis.
La fraude aux prestations de la CAF en France s’est élevée à 21,5 millions d’euros en 2005. Soit 0,035 % des 61 milliards d’euros distribués. Elle est donc insignifiante et essentiellement due en grande parti à des réseaux de malfaiteurs organisés qu’il faut certes combattre.
Mais il est indécent de culpabiliser aux yeux de la société tous les chômeurs et allocataires du RMI comme le fait le Conseil Général de l’Aveyron et son responsable de la délégation à l’Action Sociale.
16:07 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note










