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30.12.2007
Les vœux de Jean-Louis Calmettes, candidat aux élections cantonales sur le canton de Decazeville
Que retenir de l’année 2007 qui se termine ?
Nous avons un nouveau Président. D’entrée, il a montré avec cynisme son mépris pour les petites gens en invitant ses amis richissimes dans un célèbre restaurant parisien, en partant en vacances avec le bateau ou l’avion d’un grand patron Français, en étalant au grand jour son goût immodéré pour le clinquant, en mettant en scène ses frasques sentimentales ou en ayant un langage faussement compassionnel.
Mais le plus grave, c’est qu’il est en train de détruire tout ce que les Français avaient mis des dizaines d’années à construire et qui faisait de notre pays un exemple envié en matière de vie sociale.
Dogmatiquement, pour le plus grand plaisir de ses amis du Medef, il s’attaque à tout : les retraites, les services publics, le temps de travail… Jusqu’aux droits de l’homme qu’il maltraite et au code du travail qu’il voudrait carrément supprimer.
On aurait pu penser que le « Grenelle de l’Environnement » était le signe d’une prise de conscience et que les choses allaient changer dans ce domaine. Il n’en est rien !
Les OGM ? on les interdit l’hiver quand on ne peut pas les planter, mais au printemps, tout repartira.
Taxer les véhicules polluants ? Le bonus-malus ne constitue en fait qu’un petit droit à polluer pour les véhicules qui émettent le plus de CO2 et n’aura aucun effet dissuasif.
Les routes, les autoroutes et les aéroports ? Tous les programmes devaient être gelés. Il n’en est rien.
La plupart des projets seront réalisés méprisant de fait le réchauffement climatique.
Plus près de chez nous, c’est le doublement de la RN 88, appelée honteusement par ses défenseurs « itinéraire de développement durable », que le Président du Conseil Général de l’Aveyron entend faire passer en force en le faisant de plus financer par les contribuables Aveyronnais et Midi-Pyrénéens, en lieu et place de l’Etat.
Pendant ce temps, les mêmes laissent saccager le transport des marchandises par le rail : réduction du nombre de plateformes de fret, départs en retraite non remplacés, voies mal entretenues…
Même si les statistiques officielles essaient de nous faire croire le contraire, il y a toujours autant de personnes en France et dans le Bassin qui sont privées d’emploi, ont un emploi précaire ou à temps partiel non choisi.
La pauvreté augmente, les logements manquent, le nombre de personnes vivant dans la rue n’a jamais été aussi élevé. Les associations caritatives, structures qui ne devraient pas exister dans notre société d’abondance, sont débordées.
Les gens sont de plus en plus inquiets, peur de perdre leur emploi, peur de basculer dans la précarité et la pauvreté, peur de ne plus pouvoir aider leurs enfants…
Inquiétude des jeunes eux mêmes face à leur avenir. On l’a vu dernièrement en Aveyron avec la suppression de classes dans l’enseignement agricole et à Decazeville, avec le projet de Bac Pro en 3 ans qui va éliminer des études, bon nombre de lycéens qui en avaient pourtant les possibilités
Localement, les riverains du Lot tremblent toujours autant à chaque montée des eaux. Des bassins ayant connus les mêmes inondations dans les mêmes périodes ont réussi à obtenir des moyens financiers pour financer des équipements et des travaux afin de modérer la vulnérabilité des crues.
Ici, rien ! Juste des promesses pour masquer le désintérêt complet des décideurs pour ce problème.
Heureusement, face à ce déferlement d’agressions et de malheurs, face au double langage hypocrite des élus de droite de l’Aveyron et du Bassin qui font semblant de défendre nos services publics ici, tandis que leurs amis politiques s’activent à les détruire au Sénat ou à l’Assemblée Nationale, il y a des résistances.
Il faut saluer le combat magnifique des employés du Géant Casino de Decazeville qui ont arraché après 15 jours de grève des avancées certaines et démontré que les salariés doivent bien sûr gagner plus, mais pas obligatoirement en travaillant plus ou que cela n’affecte leur vie personnelle et familiale.
Il faut saluer également le combat des avocats qui se battent pour éviter le désert judiciaire que ce gouvernement veut faire de ce département. La multitude des attaques contre les salariés montre que nous avons besoin du tribunal de Prud’homme de Decazeville.
Dans tous ces combats, sur cette terre de résistance qu’est le Bassin, la population et des élus sincères sont bien présents, solidaires, motivés, partageant les mêmes inquiétudes.
Toutes ces inquiétudes, vous allez avoir dans peu de temps, lors des élections municipales et cantonales, le moyen de les exprimer et de dire que vous en avez assez de toutes ces injustices.
L’heure va être aux bilans et aux propositions.
J’essaierai pour ma part de participer modestement à ce débat en étant candidat à l’élection cantonale sur le canton de Decazeville.
J’aurais l’occasion dans les prochains jours de vous faire part de mes propositions pour ce canton et pour l’Aveyron.
En attendant, je vous souhaite à toutes et à tous une belle fin d’année, pleine de moments intenses et vrais, avec ceux que vous aimez.
Pour ce qui est de l’année prochaine, si vous le désirez, nous y travaillerons concrètement ensemble.
Bonne année
17:20 Publié dans CANTONALES DECAZEVILLE , Villefranche-de-Rouergue - Decazeville - Capdenac | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les vœux d'Yves Frémion
En prélude aux élections
En ce début d'année, le monde à feu à sang ne peut même plus se tourner vers l'Europe, modèle d'un espace de paix, tant celle-ci piétine sans jouer son rôle. Chez nous, chaque jour, notre qualité de vie s'effrite sous les coups de boutoirs des pilleurs au pouvoir : retraites, services publics de la santé, de l'éducation, du travail, droits de l'homme, pouvoir d'achat…
Chaque jour nous assistons ébahis au recul de nos droits et de ce qui cimentait la société et que nous enviaient les pays moins privilégiés. Au lieu d'aider les pays pauvres à se rapprocher de notre mode de vie, c'est notre mode de vie qui désormais se rapproche du leur : nos pauvres sont plus pauvres que jamais, nos riches plus riches et la classe moyenne qui compose l'essentiel de la population devient pauvre à son tour.
Raisons de baisser les bras
Les Français assistent avec une résignation croissante au sempiternel match gauche-droite : ils n'ont pas encore réalisé que ce n'est plus qu'un "match amical". Il n'y a plus d'opposition en France. Gauche et droite ont de telles convergences programmatiques que lorsque le nouveau Président, très à droite, a appelé des personnalités de gauche dans son gouvernement, la plupart ont accepté sans hésitation : non par fascination pour un pouvoir dérisoire, mais parce que droite et gauche partagent la même vision d'une société soumise aux règles du marché. Rappelons-leur que pendant des millénaires, le monde a fonctionné, et tellement mieux, sans cette soumission.
Pris en tenaille entre un président qui se prend pour Dieu-le-père et une opposition éteinte qui n'a plus à offrir aux médias que les conflits entre ses leaders, les Français baissent la tête, assommés. Plus personne sait quoi faire, ni comment lutter : ce qui reste des syndicats ou de l'extrême-gauche tente d'appliquer les recettes datant de l'époque où le mouvement ouvrier était florissant, passant complètement à côté des enjeux nouveaux, pas seulement écologiques. La droite, secouée par le style nouveau de son leader auquel elle ne comprend rien, fait ce qu'elle a toujours su faire : attendre sans agir. Les écologistes enfin, sonnés par leurs mauvais scores aux récentes élections, se découragent.
Pourtant, jamais notre pays n'a eu autant besoin de l'engagement concret de tous les hommes et les femmes de bonne volonté. Chacun le sait mais attend que le voisin commence. A ce rythme, nous sommes englués pour 20 ans. Beaucoup d'entre nous restent persuadés que, comme autrefois, il suffit de ne se mêler de rien pour être épargné. Mais ce qui a changé, c'est qu'au contraire, moins on se mêle de ce qui nous arrive, plus on est frappé !
Raisons de se battre
Des élections se profilent, municipales, cantonales. A la lecture de ce que communiquent les candidats annoncés, je cherche en vain un signe de reprise, d'alternative, de redressement.
Les effets du réchauffement planétaire se font sentir fortement en Aveyron, notre eau est polluée, l'agriculture va être frappée par la fin de la PAC, l'emploi se ratatine, les services disparaissent, le pays est saccagé par les aménageurs et le tourisme industriel − et que proposent les candidats : rien du tout. Les uns pensent qu'on fera comme d'habitude, on gérera l'existant comme au siècle dernier ; nous venons de voir où cela nous mène, avec la disparition programmée (ou déjà réalisée), en un seul mandat, du train, du tribunal, de la banque et de l'hôpital. Les autres se préoccupent avant tout d'éliminer leurs camarades de parti plutôt que leurs adversaires, meilleure manière de gagner une élection ! Spectacle consternant, plus démoralisant encore pour les électeurs que la crise sociale. Au moins, quand on se bat, on n'a pas le temps de déprimer…
Les difficultés de TOUTES les formations politiques à trouver des candidat-e-s est symptomatique de cette désespérance.
Raisons d'espérer
Sans vouloir jouer les mauvais augures au seuil d'une année nouvelle, il est difficile, sauf langue de bois, de prédire à mes compatriotes une amélioration de leur situation en 2008. Nous n'esquisserons cette reconquête qu'en sortant de la spirale pessimiste et en se fédérant dans l'action.
D'abord il faut expliquer que la désaffection envers les partis politiques a été programmée : il y a tant de gens que ça arrange ! Dégoûter les citoyens de la politique, c'est l'outil de toutes les dictatures, même celle du marché qui est la nôtre. "Surtout, ne vous occupez pas de politique, laissez-nous faire !" tel est le sens de ce que nous disent les ultra-libéraux, le MEDEF, les affairistes, les profiteurs, les saccageurs, les magouilleurs. Continuerons-nous longtemps à leur obéir en gémissant ?
A contre-pied de ceux qui ont honte de faire de la politique au point de déguiser le nom même de leur parti politique dans leurs documents de campagne, les écologistes, les Verts font de la politique avec fierté, sous leur couleur, et surtout avec leurs idées. Nous les déclinerons bientôt dans nos programmes. Mais dès maintenant nous invitons, sans prosélytisme particulier, tous ceux qui refusent le désespoir et l'inaction à prendre contact avec nous. Le programme écologiste n'est pas un dogme ni un texte sacré, il est toujours remis sur le tapis pour s'adapter aux changements, aux nuances, aux particularismes. Venez l'élaborer avec nous. Nous ne cherchons pas des adhérents, mais des gens de bon sens pour agir avec nous.
Pour ma part, je porterai les idées écologistes sur le canton de Peyreleau, où tant de choses pourraient être faites dans l'intérêt commun. Que ceux qui y vivent et pensent comme moi qu'il est temps d'y vivre mieux me contactent et nous tâcherons d'avancer ensemble.
La tradition des vœux consiste à souhaiter aux gens bonheur et santé. Cela n'engage pas beaucoup celui qui souhaite. Alors, pour retrouver la santé en 2008, reprenons ensemble le chemin de la résistance au pire. Pour que chacun soit plus heureux, sortons ensemble de la résignation. Ce sont les vœux que je forme pour tous les Aveyronnais en ce début d'année nouvelle.
Yves Frémion
BP 1
12230 St Jean du Bruel
05 6562 1450
11:05 Publié dans CANTONALES PEYRELEAU , Millau - Saint-Affrique , Yves FRÉMION | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.12.2007
Lettre des Verts Midi-Pyrénées n° 7
La lettre des Verts n° 7 est disponible en cliquant sur le dossier à la fin de cette note
Au programme, les premières investitures pour les municipales, les 10 incontournables des Verts Toulouse, La voiture à Pamiers...
lettre-no7.pdf
21:23 Publié dans Région , Verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Visite à Fribourg et à Strasbourg
La visite de Fribourg et de son fameux quartier Vauban constitue un véritable exemple de ce que peut être une cité écologique. Ce n'est pas de l'utopie. C'est une réalité dont s'inspirent maintenant de nombreuses villes en Europe et quelques unes en France en matière d'urbanisme, d'habitat et de mode de vie.
Le lendemain, nous étions à Strasbourg au Parlement Européen, guidés par Gérard Onesta, ou nous avons pu assister à la proclamation et à la signature de la Charte des droits fondamentaux et à un discours d’Abdullah II, roi de Jordanie.Voici un petit film de la visite de Fribourg
FRIBOURG - VERTS - 11:12:07
Vidéo envoyée par calmettes
Visite pluvieuse de Fribourg et du fameux quartier Vauban, par une délégation des Verts du grand Sud-Ouest, à l'initiative de Gérard Onesta, vice-président du Parlement Européen
21:15 Publié dans Développement durable , Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note











